Le monde merveilleux de Fire Alpaca

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Ce moment où je sens que je fais des progrès :’) Voici tout ce que j’ai fait sur Fire Alpaca depuis le 15 février, starring:

  • La couverture de Terres Brûlées, mon projet de fanBD sur Seuls
  • Rosaura et Astrée, deux de mes OCs dans Seuls
  • Kévin et Betty de Seuls en survivants
  • Koupchou et Terry de Seuls
  • Clopin du Bossu de Notre Dame
  • Lucius Sélène et Achille de Seuls qui dabbent, pour l’anniversaire de Lathos~
  • Diane de Seuls qui a l’air de vouloir tuer des gens
  • Lucius mais version AU magicien qui fait brûler des trucs
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Le monde merveilleux de Gimp

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Ui je sais, ça fait plus d’un an que je ne suis pas passée dans le coin, sorry >< je suis plus ou moins distraite. Il y a beaucoup de choses qui ont eu le temps de se passer en un an, mais je me sens très en forme et prête pour mon second semestre de dernière année de licence >:3

Je me suis mise à Gimp en décembre, et c’est fou le nombre de petits trucs randoms que j’ai pu colorier avec. J’ai encore beaucoup à apprendre, des tas d’outils que je pourrais mieux exploiter, et les ombrages à apprendre à faire, aussi (+ apprendre à proportionner mieux les personnages et étudier de nouveaux styles), mais je suis prête à continuer sur ma voie niveau dessin et à faire des progrès.

Pour présenter ce petit monde :

  1. La diapo commence avec l’enfant au casque rouge et à l’écharpe bleue. C’est le premier essai couleur que j’aie fait sur Gimp, et comme on peut le constater, c’est foireux x) j’apprenais alors l’option de sélection à main levée et de coloriage, et j’ignorais encore l’existence de la pipette à couleur et du pinceau/crayon. Ce jeune homme s’appelle Jérôme, c’est un des personnages des Chiens errants, un projet de webfeuilleton post-apocalyptique que je traîne depuis maintenant près de 4 ans. Jérôme est le prénom de Rem, qui est dans l’histoire un docteur à la force de l’âge, cynique, alcoolique et déplaisant. J’avais envie de faire sa version enfance ^^ (et je récidiverais peut-être).
  2. Ensuite vient la version colorée de Murdoc et 2D, que je crois avoir posté quelque part sur ce blog.
  3. La version coloriée du dessin que j’avais fait pour un ami du site de la BD Seuls
  4. La version coloriée du dessin Chant d’automne présent sur ce blog
  5. Une petite photo de profil que je me suis faite pour Discord (et que je vais peut-être me mettre ici, d’ailleurs)
  6. Vince et Adonis, deux personnages du projet Les Anneaux d’Apocalypse. Adonis est un passeur dans cet univers fantastique, puisqu’il est non moins que l’unique guide des Catacombes, connaissant l’intégralité des souterrains parisiens comme sa poche. Puisque l’histoire se passe dans les Souterrains, c’est lui qui permet de se diriger dans un des chemins entre sur Terre et sous Terre. Vince est un vendeur à la boutique des Catacombes, un métalleux fan de GNs également.
  7. Kévin, un petit con dans la BD Seuls, mais que j’aime de tout mon coeur
  8. Betty et Kévin, parce que de façon complètement random, je les shippe un peu
  9. Étoile et Astolphe, deux OCs inspirés de la Vie est un songe de Calderon mis en scène par Clément Poirée. Ils ont tout un background assez compliqué (j’ai plus ou moins commencé une fanBD de Seuls pendant l’été 2018, woups:tb quatrième de couverture
  10. Enfin, pour finir, un petit dessin de Zoé et Boris, encore dans la BD Seuls.

 

Woush woush je disparais

Dhiatzs.

 

Playlist du moment

Je me décide à publier sur ce blog littéralement quand j’ai autre chose à faire (genre DORMIR pour éviter de me plaindre d’être fatiguée à mon partiel de demain). Puis c’est pas comme si ça pouvait intéresser de potentiels lecteurs, mais si vous êtes d’humeur curieuse, continuez à lire.

Sans transition :

Dogs of War, Blues Saraceno. J’ai plus ou moins un feuilleton à écrire sur les bras, et une des raisons pour lesquelles j’ai réussi à en boucler la V1 pendant ces vacances (champagne !), c’est la série de playlists de dark country que j’écoutais pendant que j’écrivais. J’ai découvert la dark country pour la première fois au cours d’un jeu de rôle sur l’univers de Dust to Dust, notre websérie en stand-by, et franchement, c’est bon. J’ai retenu Dogs of War en tant que première chanson de l’une d’entre elles et parce qu’elle reflète bien l’histoire que j’écris.

Lyrics prefs : « Hear the devil callin’, hear the devil callin’ When I hear the devil callin’ God will pay him for what he’s do I can’t stop the Dogs of War »

Anna Naklab feat. Alle Farben & YOUNOTUS – Supergirl (Radio Edit). Bon celle-là elle va pas être dure à trouver, j’ai littéralement copié-collé le titre depuis Youtube. Chanson que L m’a fait découvrir, via un AMV sur Chloé de Life is Strange, et que je trouve très puissante.

Lyrics prefs : « And then she said It’s okay I got lost on the way but I’m a supergirl And supergirls don’t cry »

The Wolf, Phildel. Mettre des musiques pendant qu’on écrit, c’est très cool, mais celle-là, je vous garantis que le mélange de sombre et de majestueux vous insufflera de quoi faire une bonne course-poursuite ou une complainte au clair de lune. Encore une chanson découverte par une amie, ma partenaire de blog LadyZombie.

Lyrics prefs: « I’ll never be more than a wolf at your door for dinner. ».

The Wolf, SIAMES. Parce que quand on veut retrouver des musiques cools, on peut tomber sur de nouvelles tout aussi biens. Cette chanson m’inspire beaucoup d’AMVs qui n’existeront jamais que dans ma tête, mais dont vous pouvez avoir une idée dans l’article précédent avec le dessin de Lucius où un bout des lyrics y sont notés.

Lyrics prefs: « I’m out of my head, of my heart and my mind Cause you can run but you can’t hide I’m gonna make you mine »

Bullet, Hollywood Undead. Là encore, une découverte que je dois à L. J’ai pas beaucoup d’arguments, je ne relate pas à cette chanson, et elle peut trigger pas mal de gens, mais l’harmonie qu’ils ont trouvé entre un thème très sombre et un rythme très catchy m’a plu. Et le refrain est bien rythmé dans les allitérations.

Lyrics prefs: « So if I survive, then I’ll see you tomorrow, ya I’ll see you tomorrow »

Entre ses bras, Pomme et Cécile Cordel. Chanson très délicate. Je vous conseille la version Youtube plutôt que Spotify. Les paroles sont simples mais c’est tout de même très beau à écouter.

Lyrics prefs : « Qu’est-ce que ça peut faire si le monde tourne à l’envers Le temps qui passe ne revient pas. »

Take it off, Andrew WK. Y a clairement des moments où j’ai besoin d’envoyer un peu de pâté à mon cerveau pour qu’il danse juste comme un taré jusqu’à ce que les pensées se remettent en route et ne le polluent plus. C’est ce genre de chanson que j’écoute dans ces moments-là.

Lyrics prefs : « FOREVER AND EVEEEEER TAKE-IT-OOOOFF » (oui bon c’est plus le passage que les lyrics que j’aime ici)

Le Festin, Camille. Cette chanson est trop bien et me fait hyper sans raison. Elle est archi douce et délicate, et j’adore le fait qu’elle soit ce qui conclut le film dont elle est tirée, Ratatouille, parce qu’elle est comme une envolée optimiste.

Lyrics prefs : « Jamais on ne me dira Que la course aux étoiles ça n’est pas pour moi Laissez-moi vous émerveiller et prendre mon envol »

Après cette sublime apogée, c’est le moment d’aller dormir avant que la Dhiatzs du futur arrive pour me mettre un pain.

Dhiatzs.

Nouvelle fournée

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(Je suis quand même beaucoup plus à l’aise sur ce blog quand je me mets ni date ni thème imposé)

Comme ça fait longtemps, voici six nouveaux dessins. On a :

Les dessins de Lucius (sincèrement maraboutez-moi ce gosse hors de la tête, je l’aime dix fois trop)

Lucius de Seuls, tout juste dessiné ce soir au MacDo après un bon frappé chocolat

Lucius de Seuls dessiné à ce même MacDo mais à une banquette différente, dans un moment de bad

Les trois sages de Néosalem de Seuls (incluant Lucius (bawi)), dessinés à l’occasion d’inktober (le thème imposé était « fleurs »)

Les dessins récents de trois heures du mat environ :

Clopin et Esmeralda du Bossu de Notre-Dame (la photo est pas bonne et Esmeralda a un gommage dégueu au niveau du menton mais je suis contente de mon Clopin)

Murdoc et 2D de Gorillaz (que je devrais dessiner plus souvent, l’atmosphère qui entoure ces personnages est juste géniale)

Raul et Dario Lombardi du Visiteur du Futur (aka respectivement mon premier et mon dernier perso préféré (en date) de cette web-série)

Dhiatzs.

J’aurais aimé être elle

Oui parfois je fais des poèmes. Yolo cousin.


 

J’aurais aimé être elle, l’étrangère inconnue
Qui paraissait pour toi si pleine de vertus
Tes désirs, ton amour, tes aveux et ton coeur
Elle s’en est emparé avec tant de fraîcheur,

Elle m’a laissé bien sot, moi qui croyais avant
Que l’amour n’était qu’un recueil trop mièvre.
Je m’esquintais ; elle eut un bout de miel sur les lèvres
Et cette moue fut pour toi un rien suffisant.

Tous ces fols efforts m’ont fait réaliser
Que je suis beaucoup de choses, mais ne suis pas assez ;
J’aurais voulu pourtant être semblable au tableau
Chantant chaque parole à chaque trait de pinceau.

Je voulais de tout coeur être merveilleux, tu sais.
Mais je ne suis que l’Ombre, l’étendue qui s’ignore
Ces coups jetés faisant briller telle l’aurore
La merveilleuse étoile qui siège en ta pensée.

J’ai dilaté les couleurs
créé des nuances amères au coin du doux du vert,
fait de l’or un jaune terne craquant mal sur la toile,
le rose s’est fané en bouquets.
J’ai peint alors le tableau le plus laid
et j’y ai mis mon nom d’auteur et de portrait.

Par dérision, j’ai barbouillé mon visage
Et deux points noirs baissés y sont, en guise d’yeux.
Voilà ce que je t’offre,
Penaud.
Je n’ai pas son talent et j’en suis bien navré
Mais je lève mon verre à sa somptuosité.

Tu sais, je t’aime.
Ce n’est pas compliqué, ç’aurait pu être tout ce texte
quelques traits dans le blanc, toi pour combler le reste.

Misérable

J’avais évoqué vaguement Lucius, il y a quelques articles. Un gamin qui me paraît passionnant, n’est-ce pas. En somme, un de mes personnages préférés. Et qu’est-ce qu’on fait à ses personnages préférés ? 🙂

BAH ON LES FAIT SOUFFRIR. NATURELLEMENT, MA BONNE DAME.

J’espère que ce petit one-shot vous plaira ! Il spoile la BD Seuls, donc faites attention.


Il laisse l’eau couler entre ses doigts, attendant fébrilement que son contact trop tiède soit remplacé par la fraîcheur dont il a besoin et, quand c’est fait, il s’en asperge immédiatement le visage. C’est apaisant, brièvement. Il faut encore deux ou trois poignées d’eau de la sorte avant qu’il se décide à arrêter. Il évite le miroir des yeux – il a peur de ce que son reflet risque de lui renvoyer.

Mais le mal de crâne persiste, ses mains s’agrippent nerveusement au rebord de l’évier. Il lui faut un effort de concentration inhabituel pour se rappeler qu’il faut éteindre le robinet.

J’ai tellement à faire, songe-t-il obstinément, pour chasser les tremblements, mais son corps refuse tout raisonnement. Ce corps insupportable de gosse, c’est lui qui éjecte la pensée, la rendant aussi négligeable et inutile qu’un caprice. Il titube vers le mur et s’appuie contre celui-ci, ses mains glissant contre les carreaux blancs et lisses qui le parsèment. Ses doigts frôlent sans y penser les figures qui y sont gravées, des générations au cycle brisé d’enfants qui se suivent à la file indienne. Ni leur vie, ni ses maux n’ont de fin, dans ce monde où tout persiste à demeurer.

Sa respiration devient complètement folle, se jouant de lui comme le reste. Il en hurlerait, s’il pouvait, mais le seul son qui lui échappe est une plainte, et le seul témoignage de douleur la pointe de larme qui effleure sa joue et s’en va mourir dans le creux de son cou.

« Je suis désolé.

Je suis désolé pour tout ce que je vous ai fait. Je vous demande pardon. J’ai commis tellement d’erreurs, vous n’avez pas idée. Tous ces gens que j’ai cassés en deux, du bout du pouce, comme si c’était rien… »

Il articule cela à voix haute, étourdi par ce débordement, mais celui-ci continue, il n’y a pas moyen qu’il s’arrête, aucun.

« Je suis fatigué.

Je ne veux pas dire ça pour vous apitoyer ou vous faire changer d’avis. Je sais que je suis censé tenir le coup, que je suis censé résister à la tempête, ça ne devrait pas être autorisé, aux gens comme moi, de plier sous les fardeaux, mais je n’en peux plus. J’ai… j’ai vécu tellement de temps avec l’impression de pouvoir faire quelque chose, mais maintenant que je vois mon existence s’étirer et les choses dont je me croyais maître m’échapper peu à peu, je me sens tellement misérable. Il n’y a pas que dans les tragédies que notre destin nous échappe. Ce n’est pas aux ultimes moments d’une horreur ficelée que l’on comprend cela. Ici, le tragique, c’est une affaire de tous les jours. »

Bientôt, les murailles cèdent. Un absolu qui s’effondre, voilà ce qu’est le garçon qui pleure, terré dans cette salle vide, cherchant désespérément le silence dans sa tête. Le trouble le frôle à peine, à l’idée qu’on puisse le découvrir aussi déchiqueté, à genoux, implorant des forces qui l’ignorent. Il n’est pas n’importe qui. Ce n’est pas ici sa place. Il le sait, il le sait bien, tout le monde le sait ! mais il est terrassé, et ça fait des siècles et des siècles que sa limite, il l’a déjà dépassée.

Par pitié, laissez-le en paix. Laissez-le enfin mourir, que tout s’arrête…

C’est dans cet état – pantelant, à la recherche de son souffle, se demandant dans un dernier délire si un autre remède pourra l’apaiser ou ne fera qu’empirer son état – que Diane le retrouve.