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Le Nuagenda

« Epic pixel battle Varys VS Littlefinger » ou « meeuuuuh non, c’est pas du fanservice »

…c’est juste que je m’ennuie souvent entre 23h et 2h du matin, en été.

​Littlefinger : Simple pupille,

Je me suis battu pour ce que je suis

Et aujourd’hui

Je suis à la tête du pays.

Quel ennemi dois-je déjouer maintenant ?

Varys ?? Voilà une fantaisie !

Me retrouver sur le même plan

Qu’un vulgaire pion sans appétit.

Un Stark vola ma Tully :

Le plus grand de mes adversaires


Avant le début de la série

Était déjà six pieds sous terre.

Rappelle-moi le temps que t’as pris

Pour trouver le tien et te le faire ?

Un vieillard tout rabougri,

Ce n’était pas une mince affaire.


Varys : Des oiseaux j’en ai connu,
Mais ils n’étaient pas si loquaces.
Déverse ainsi ton vécu
Et on pourra briser la glace.
Retourne jouer avec ton monde
Et vivre au crochet de gamins,
Mes objectifs, on se les demande
Car je les expose pas pour un rien.
Je fréquente le nain et la reine aimés de tous ;
Tu n’es qu’une seconde main, et, pitié, encore une rousse ?
Tu dilapides des histoires de cul sordides,
Tu es partisan des icebergs mais t’es de loin le moins frigide.
Ça s’est tapé les deux soeurs
Et ça veut se faire pédophile ?
Retourne jouer avec ton Littlefinger,
Et laisse les gosses tranquilles.


Littlefinger : Tu n’es qu’un échelon
Dans l’ascension
De mon ambition.
Je reste en retrait, manipule
On me hait et on m’adule,
J’ai le profil d’un leader, tu n’es qu’une tarentule.
Tu chuchotes aux oreilles
Et te crois important,
Mais tu n’es qu’une ficelle
Aux mains des plus grands.
Tu n’as aucune passion
Excepté donner la réplique,
Tu n’es auprès de Tyrion
Qu’un vulgaire sidekick.
« Messire vous avez besoin d’aide ? »
Tellement coulant, tu m’écoeures,
T’aurais dû crever avec Ned
Si tu aimes autant les fleurs.


Varys : En parlant de Sean Bean,

Ne trouve-tu pas inquiétant

Qu’il meure toujours dans ses films

Et que tu en fasses autant ?

Dans les autres fictions,

Ton visage n’a pas besoin de nom

Pour rappeler aux ados

Qui est le vilain pas beau.

Le statut de “grand homme” que t’a prédit ton ermite

Se révèle aussi présent que ma très regrettée bite.

Tu n’iras pas loin,

Pour toi pas besoin de Dracarys,

Car tu ressembles en tous points

À cette tête brûlée de Viserys.


Littlefinger : Notre ascension nous honore

Mais t’as pas mon talent

Je multiplie les dragons d’or,

Toi tu n’es qu’un mendiant

Tu t’es téléporté à Dorne mais

Ça ne se compare pas

Au deus ex machina

Que constituait mon armée

Au pays des eunuques, tu es de loin le moins épique

Même les Immaculés semblent bien plus uniques

En ôtant les formes

Et rajoutant couilles et cheveux

On a eu ta copie conforme

Mais en cent fois mieux


Varys : Au niveau du sexe

Tu n’es pas plus probant, pourtant tu en as un

Cacherais-tu tes petits complexes

Derrière tes sourires malins ?

Tu me fais de la peine mon pauvre ami

T’es resté sur tes crushs de lycée

T’es qu’un ado mal dégrossi

Et un pauvre malade névrosé

Tu as à ce point hâte

De retrouver ta Cat ?

On peut sentir ton chagrin

Jusqu’aux Contrées de l’Éternel Hiver

Mais donnez-lui une putain

Plutôt que le Trône de Fer !

Cinq lacunes de Game of Thrones

Les univers fictifs, c’est un peu ma seconde réalité, Tumblr ma seconde maison, les blogueurs de Tumblr ma seconde famille. Il est toujours assez plaisant, quand la réalité nous a un peu trop martelé, de faire une pause, voire relativiser. Et pour ça, rien de mieux que les films, spectacles, livres, séries et autres formes d’art racontant des fictions. 

Cependant, dans tous ces univers plaisants où on contemple la vie et ses possibilités à travers d’autres comportements et caractères, il y en a forcément des moins bons que d’autres. Ou du moins présentant des aspects moins aboutis. Et Game of Thrones est selon moi de ces derniers.

Alors bien sûr, ce sera très très subjectif. Je parlerai plutôt des personnages/duos de personnages/ships que de l’univers. Je préciserait ce qui concerne la série, le bouquin ou les deux. Et ça va spoiler sale. Je vous laisse vous mettre à peu près à jour sur la série ❤ et évitez de scroller, le top commence dans quelques lignes.

5) George R R Martin n’aime pas Harry Potter. Et ça c’est pas pardonnable. (Je n’étais pas inspirée pour ce numéro cinq, les autres seront plus fournis, promis).

4) La relation entre Daenerys et Jorah. On continue par du lourd. Alors qu’avons-nous : un chevalier de Westeros condamné pour avoir vendu des esclaves, qui s’est enfui du continent pour ne pas être tué, et qui après avoir juré allégeance à Daenerys refile des informations sur elle à Varys pour pouvoir racheter son pardon. Et il tombe amoureux d’elle. Et elle le friendzone. Et elle découvre qu’il la trahit et le chasse. Et il revient, veut lui prouver sa loyauté, la sauve toussa toussa. Et elle dit qu’elle voudrait l’avoir à ses côtés sur le Trône de Fer. Cette relation est complètement incompréhensible. Il faudrait qu’ils fassent une pause entre deux libérations d’esclaves pour s’expliquer un coup, je pense que leurs shippers en seront ravis.
3) Daenerys, en général. Au fil de l’histoire, ce personnage devient beaucoup trop cheaté pour rester attachant plus longtemps. Les deux premiers intégrales et saisons nous montrent la dernière héritière de son peuple, démunie et horrifiée, qui doit se battre autant qu’elle le peut pour vivre, et sacrifie beaucoup dans le but que les Targaryen reprennent le trône qui leur appartient. Maintenant, qu’a-t-on ? Un personnage au caractère totalement effacé, dont un simple « Dracarys » suffit à anéantir les ennemis et clore les débats. Je trouve ça dommage, et j’espère qu’un retournement de situation, nous permettra de revoir la vraie Daenerys. 

2) Les Stark meurent trop. Ça devrait être leur nouvelle devise. Bon, la remarque est classique, mais vraie : sur une adorable famille de huit Stark (en comptant Benjen), on se retrouve avec seulement la moitié à la fin. Ça semble anodin, mais ce sont des personnages principaux ! La disparition de Benjen pour attrister, ok. La décapitation de Ned pour dispatcher les autres, ok, cette mort était indispensable au scénario. Les Noces Pourpres, ok, ça nous a bien montré la cruauté, Arya étant à deux doigts de les rejoindre et Walder Frey ayant brisé les lois les plus sacrées juste pour prendre son pied. Sans parler de la série qui, si elle nous rend Benjen plus ou moins intact, nous tue Rickon à la place. Je suis heureuse que le livre n’aie pas (encore ?) suivi cette voie. Maintenant, on laisse les autres tranquilles, d’accord ? Ils ont déjà bien assez de problèmes entre bâtards horribles, jambes cassées, pédophiles et crises identitaires.

1) La rivalité entre Littlefinger et Varys. Là, vous devez déjà être en train de vous poser des questions, et je vous rassure, cette partie-là demeure très subjective, voire la plus subjective de tous. Selon moi, Littlefinger et Varys sont deux personnages majeurs de l’histoire, et mes deux préférés. Leurs confrontations sont des tueries à chaque fois. Bien que présentés en retrait, ils se montrent très souvent responsables des grands événements de l’intrigue, et n’oublions pas qu’ils servent les Lannister, soit l’une des plus glorieuses familles de salopards de Westeros. 

Et selon moi, ils se ressemblent énormément : isolés, sans nom significatif, chacun oeuvrant pour se faire une place auprès des grands de Westeros. En somme, deux hommes sans famille, qui ne s’appellent pas Rémi mais qui se sont pas mal baladé dans la vie : le premier parti comme simple pupille des Tully pour se retrouver (en finale (de la ligue des friendzonés (pardon))) lord protecteur du Val d’Arryn et maître d’Harrenhal, le second pauvre comédien pour devenir maître des chuchoteurs. Et ils ont tous les deux un passé kk, accessoirement, puisque Varys s’est un peu fait castrer par un magicien, et Littlefinger blesser presque à mort lors d’un duel pour la main de Catelyn, la femme qu’il a toujours aimé.

Mais c’est justement dans ce passé que réside le problème de leur rivalité, et aussi dans leurs méthodes. À vrai dire, leurs histoires respectives manifestent déjà de leur futur, à mes yeux : Petyr Baelish se bat depuis toujours pour ce qu’il souhaite, alors que Varys, lui, se contente de vivre, voire de survivre. Littlefinger est un homme ambitieux qui joue coups sur coups, Varys, lui, reste passif et en retrait, servant simplement les autres. On parle souvent de leur duel permanent, mais pour moi ce duel n’est pas égal, ce qui est dommage, car en dehors de cela ce duo est vraiment intéressant.

En fait, je dirais même que, là où Varys n’est qu’une boisson lambda, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, Littlefinger est notre tout premier café. Soit on le déteste pour toujours, soit on apprend à l’apprécier. 
Dhiatzs

Le Bac(annale) perdblanc [titre non officiel], feat Minoris et Kachdozone

Parce que même si le côté « blanc » de cette immondice agréable examen n’est plus d’actualité, le stress est toujours là. Et il fallait bien que je mette ce sublime échange de vers travaillés, symbole universel de la détresse terminalère, quelque part.


Kachdozone : À m’asseoir sur l’bac blanc, une semaine, avec toi
Pleurer toute l’eau d’mon corps , tant qu’y’en a..

Dhiatzs : Te parler du bon temps, la première, toussa,
En flippant de concert avec toi
Et réviser un peu l’histoire et la géo
En maudissant la prof dans son dos

Kachdozone : Nous entendre mourir ,
Paske l’bac c’est trop dur
Envie de se cogner contre les murs

Minoris : J’AIM’RAIS PARTIR LOIN DU LYCÉE,
LOIN DES VILAINS PROFS, DES NOTES PÉTÉES,
J’VAIS DORMIR EN HISTOIRE, ÇA VA PASSER,
LA CARTE DE GÉO JE VAIS LA MANGER…

Dhiatzs : Mais non, Minoris, il faut aimer la vie
Et l’aimer même si
L’bac blanc nous soule bien et emporte avec lui notre flemme d’antan
Et nos jours insouciants

Cendrillon de Pommerat

I’m lost and fine
I’m lost and fine, fine, fine,
I’m lost and

image

Petit souvenir d’un week-end exceptionnel en compagnie de la meilleure troupe de théâtreux amateurs.

La plus belle de toutes

N’étant pas du tout novice en matière de procrastination, j’ai laissé ce one shot traîner dans mes dossiers Drive  pendant de longs mois. Je viens enfin de l’achever (immense soulagement nom de Zeus), du coup je le pose ici.

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C’était une idée qui lui était venue comme ça. Au sommet d’une montagne, dans le lit d’un torrent ou au milieu des bois, peut-être. Il ne savait plus. Un jour, pendant une de ses activités, elle était arrivée dans son esprit et ne l’avait plus quitté.

C’était une idée stupide, ridicule, même venant de lui, et surtout pour lui. Mais comme toute bonne idée stupide et ridicule, elle avait commencé à se faire un chemin dans son esprit, et à le convaincre. Sa faible raison n’avait pas pu lui tenir tête, sa peur quasiment inexistante non plus. À présent, elle logeait confortablement dans son cerveau, et n’attendait plus qu’il l’écoute ou la jette de côté.

Le problème qu’elle était venue résoudre s’était posé un matin de mai, alors qu’il faisait de la chute libre du haut d’une falaise. Comme d’habitude, il n’avait pas pris d’équipement, comme d’habitude, les battements de son coeur s’étaient accéléré pendant le saut, et comme d’habitude, il s’était abîmé quelques membres à l’arrivée. Tout s’était déroulé normalement, et pourtant… Les sensass n’avaient pas été présentes.
Il avait juste sauté d’une falaise, rien de plus. Dans son esprit, cette activité qu’il pratiquait tout le temps ne rimait plus à rien.
Ça l’avait beaucoup perturbé. D’habitude, une activité dangereuse et naturelle dès le matin l’aidait à être en forme pour la journée. Mais là… Rien. Seulement la stupéfaction à la vue de sa propre indifférence.
Il avait fait d’autres essais, toute la journée. Le résultat n’avait pas été plus concluant : il avait l’impression de se forcer. Ça ne lui était jamais, jamais arrivé. Il était parti se coucher, vidé, sans aucune trace en lui de sa niaque coutumière.
Le lendemain, il était d’emblée passé aux choses sérieuses, pour tenter de se réveiller une bonne fois pour toutes. Équitation, funambulisme, escalade, natation, le tout enchaîné et évidemment personnalisé, mais rien n’avait fait. Les pierres et épines déchirant sa peau tandis qu’un cheval le traînait, le vent lui faisant perdre l’équilibre durant son avancée sur un fil tendu entre deux volcans, l’eau le frappant violemment pendant son ascension sur une cascade, les piqûres du banc de méduse entre deux crawls, rien de tout ça n’avait pu émouvoir son corps de quelque manière.
Son humeur s’en était ressentie, et très vite les autres membres de Hero Corp s’étaient rendus compte du changement chez lui. Jean-Micheng l’avait bien défié à plusieurs reprises pour tenter de rallumer sa passion sportive, mais tous les records de son rival qu’il devait battre, tous les endroits dangereux qu’on lui avait proposé, toutes les compéts violentes auxquelles il avait assisté l’avaient laissé de marbre.
Il avait pourtant essayé de retrouver ses sensass perdues à travers des activités de plus en plus dangereuses, que même son esprit imaginatif de sportif téméraire n’avait jamais envisagé. Il les avait essayé les unes après les autres. Mille fois. Essayé, essayé, essayé, et plus il essayait, plus leur sens lui échappait. Plus il essayait, plus son corps devenait une carapace solide séparant ses émotions de ce qui pouvait les susciter.
Cette indifférence lui permettait de se détacher de tout. Son esprit se laissait aller à des réflexions philosophiques tout à fait décalées de ce qu’il faisait. Il pouvait être en train de réfléchir au sens de la vie en faisant de l’athlé sur des montagnes russes délabrées. A son rapport aux autres pendant l’accrobranche. Il pensait à tout, à rien, qu’il soit occupé ou non.
Il avait vécu des galères par milliers, des embrouilles avec sa famille, il avait parfois dû se séparer de ses potes, vivre dans des conditions déplorables, voire infernales, il était allé au mitard, mais rien, rien de tout ça n’avait pu effacer l’éclat dans ses yeux. Il l’avait toujours retrouvé, toujours. Grâce au sport.
Et il venait de perdre le sport.
Captain Sports Extrêmes ne voyait plus l’intérêt des sports extrêmes.
Et lors d’une de ses nouvelles tentatives, l’idée était venue. Pour rallumer sa flamme, pour se sentir bien de nouveau, il devait l’essayer celle-là, il devait voir. Les chances étaient faibles qu’il parvienne au résultat qu’il espérait, tout pouvait advenir, ou rien, ce qui serait pire, et alors ?
Il avait tout fait pour en arriver là, peut-être. Il l’avait côtoyée si longtemps. Oh, il n’avait jamais beaucoup fait attention à elle c’est vrai. Mais elle l’avait remarqué, et il l’avait remarqué. Il avait eu beau feindre l’ignorance, comment ne pas voir, comment ne pas sentir à quel point elle lui faisait de l’oeil ? Mais ce n’était pas elle, sa préoccupation, même si elle restait toujours là quoi qu’il fasse. Il l’avait toujours ignorée. Du moins jusqu’à aujourd’hui. À vrai dire, le rôle qu’elle tenait dans son existence n’était pas si agréable. Comme une mauvaise compét’ qu’il aurait à affronter tôt ou tard. Elle l’avait attendu, l’avait attendu lui, lui au-dessus de tout autre. Sans doute avait-elle contrebalancé sa frustration avec la pensée qu’un jour il viendrait à elle. Ce jour était arrivé. Ils le savaient tout deux.

Ses pieds se balancent lentement. Ses yeux regardent en bas l’étendue verte. Et il ne pense plus à eux. Plus aux sports, à ses amis, aux sensass, aux prix, aux cris, aux chutes. Il n’y a plus qu’elle, qui l’attend en bas. La dame de ses pensées. Elle envahit sa tête, qui se met à enfler douloureusement à cause de ces idées. Ouais, il faut qu’il change ça. Il ne peut pas juste osciller. Il ne pourra pas être toujours sur le fil, hein, il va falloir qu’il se décide.

– Karin ! on crie soudain au loin.

Cet appel l’égare entre les deux voies. C’est l’appel d’un ami, la voix de Doug. Il ne pourra pas lui expliquer, et expliquer aux autres, alors il va devoir le chasser. Il se retourne mollement.
Puis son coeur a un rebond soudain. Sur une grande bannière, on lui a écrit en lettres dorées “Joyeux anniversaire, Karin !!”. Avec des gens autour de tables, qui parlent et qui le regardent du coin de l’oeil, guettent mine de rien sa réaction, sourient déjà à moitié en le voyant peu à peu réaliser. Ils ont mis des couleurs sur la bannière, pas ringardes, pas celles qu’il aime, tout simplement les couleurs choisies. Des couleurs qui lui piquent fort les yeux.
Alors, étrangement, il se souvient de quelque chose qu’on lui a appris en classe, et pas en EPS. Quand on lisait les poèmes pour les apprendre par coeur, quand il avait toujours des zéros, qu’il passait ses journées suspendues aux barres à la récré, plus bravement que les grands. De tous les poèmes il n’en avait jamais retenu qu’un seul, un qui allait comme un gant au chenapan déjà intrépide et grande gueule qu’il était alors, et qui pour le casse-cou professionnel qu’il est, est toujours d’actualité. Le Cancre, de Jacques Prévert.

avec les craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur.

Quelle espèce de pouffiasse fragile il fait, assis là sur son muret, avec ses yeux embués par les couleurs criardes de la banderole, à penser à un poème et ressasser son passé comme un héros de film américain. Quelle espèce de con, à se dire qu’il pleure parce que la banderole est brillante, comme un personnage sombre et tourmenté de shônen. Qu’il est bête, ce Karin. Et pourquoi pas se dire tout simplement qu’il est heureux de voir qu’ils y ont pensé ?
C’est alors que ça arrive. Le frisson le traverse, aussi vivement qu’un coureur durant le sprint final, le seul qui compte parce qu’il sera médiatisé. Un frisson d’émotion. Toutes ses tentatives des derniers mois, ses espoirs inutiles, ses obsessions toxiques, pour un résultat si simple. Il voit d’ici les gros titres : “Ému par une surprise d’anniversaire.”.
Il fixe l’étendue verte d’un oeil neuf. Elle lui paraît différente. Trop grande, trop lointaine. Il ne pourra pas la rejoindre, de là où il est. Et puis, il ne veut plus descendre.
Alors il trottine vers les autres, de plus en plus vite, fait un triple salto arrière et se brise la nuque. John la remet en place en secouant la tête : “T’es vraiment trop con, Karin.”.
Plus tard il fait nuit, et il pense à elle. Il parle avec Jennifer sans dire quoi que ce soit de particulier, et de toute façon elle ne l’écoute pas. Lui non plus ne s’écoute pas. Il regrette l’autre. La plus belle de toutes. Ç’aurait été la bonne occasion d’aller la voir, pense-t-il avec une amertume inhabituelle.
Elle l’attendra, va.
De toute façon, cette dame-là ne fait jamais le premier pas.

Mini Vague

Un ami m’a prêté un CD d’un groupe que j’ai découvert récemment, Mini Vague, anciennement Mix Bizarre. Leurs musiques sont incroyables. J’adore particulièrement What a day et Garden Flat, mais ma préférée, c’est Les Sirènes. L’atmosphère de leurs chansons est incroyable, on conçoit un véritable univers à part, c’est vraiment génial.

Tout ça pour dire que pour l’occasion, j’ai fait un petit fanart, parce que la pochette du CD était cool cool cool. Et que si un jour je vois leur nouveau CD (surnommé subtilement « Tache bleue tache jaune » par moi et l’ami évoqué plus haut) à la Fnac, je laisse tout en plan et je l’achète.

garden flat

Ce qui fait un bon ship, par le professeur Dhiatzs

Les critères qui vont être énoncés sont évidemment tout à fait subjectifs. Les personnages et oeuvres qui vont être évoqués ne m’appartiennent pas, excepté mes chers persos-modèles,’ Claude et Dominique, qui m’aideront à appuyer ma thèse

Critère 1 : Pas d’amour dans un premier temps, ou alors à sens unique. Claude aime Dominique, mais Dominique l’ignore. Ou alors Claude aime Dominique, mais Dominique n’aime pas Claude, jusqu’à ce que Claude fasse quelque chose de grave cool qui fait que Dominique l’aime enfin. Un ship, c’est comme un vœu : on pourra l’envisager de mille façons, faudra tout de même attendre qu’il se réalise pour laisser éclater sa joie.
– Si Claude et Dominique sont amoureux dès le début, ce n’est pas un ship, c’est un couple, et il n’y a aucun intérêt à en tirer sous l’angle d’un ship, on a vite épuisé la chose.
– À moins que la relation amoureuse en question soit le thème central de l’oeuvre (comme dans Yandere Simulator, dont le but est la conquête de Senpai par le personnage éponyme (à grands coups de couteau et d’actions barbares, certes, mais la conquête amoureuse reste le but de base)), l’amour d’un des deux personnages envers l’autre ne doit pas se manifester immédiatement. Ou alors le scénario doit l’éclipser. Sinon on se retrouve face à une situation digne d’une téléréalité.

Critère 2 : Des personnalités qui sont aux antipodes l’une de l’autre, mais un but commun, ou au moins des méthodes différentes s’ils ont les mêmes visées et des personnalités similaires. Les deux personnages sont ainsi « éclatés par l’esprit, réunis par le coeur » (C bo ou c pas bo ske jdi).
– Comme exemple, j’ai le John x Sherlock, de la BBC, qui marche très bien. On a l’humain et ô combien ordinaire John Watson, et l’anormal sociopathe détaché d’autrui, Sherlock. Cet écart entre eux deux pourrait en apparence les faire diverger complètement, mais ils ont un but commun : la recherche de distraction, d’agitation dans leur quotidien ennuyeux (John, l’ex-soldat auquel la guerre manque, et Sherlock, que la constance a tendance à faire replonger dans la drogue).
– Attention : il est question de personnalité, pas de statut. Un pauvre avec un riche, c’est non à moins que leurs personnalités ne s’accordent à leur condition.

Critère 3 : Soit le ship est évident, soit il est tout à fait random. Soit je place énormément d’indices menant le lecteur à conclure à une possible relation amoureuse entre Dominique et Claude, soit non. Les indices peuvent arriver au fur et à mesure, mais ils doivent être présents.
– Exemple de ship évident : Katniss et Peeta, dans Hunger Games, qui sont d’emblée liés par les Hunger Games, et qui dévoilent en plus un passé commun.
– Exemple de ship tout à fait random : Tonks et Lupin, dans Harry Potter. Il n’est jamais évoqué auparavant, le Patronus de Tonks devient un loup et ses cheveux gris, ce qui pourrait vaguement mener le lecteur à l’idée du ship, mais il n’y a rien dans le roman qui fasse escompter ce ship. Les deux personnages n’ont pas de relation particulière évoquée, il n’y a pas de signe avant-coureur. Mais le ship marche, et même carrément, parce que même s’ils sont amoureux l’un de l’autre, le fait que le lecteur ne s’y soit pas attendu permet de creuser la piste de ce qui ne lui a pas été dévoilé.

Critère 4 : Les personnages doivent se connaître, s’être croisés une fois, ou du moins l’un des deux entend parler de l’autre par un intermédiaire. Bon ça peut sembler basique comme ça, mais je n’aurais jamais shippé Moriarty avec Sherlock (toujours la BBC (toujours)) s’ils ne s’étaient pas rencontrés avant la piscine. Ou Sherlock avec John si l’ami de John (qu’on voit que dans l’épisode 1 (et dont je ne connais pas le nom)) n’avait pas parlé de Sherlock à John avant. Et ça tombe bien parce que c’est le cas. Éventuellement un passé commun, en fait.

Critère 5 : Les deux personnages ont déjà partagé un truc awkward. Un dialogue inexpliqué, un moment gênant. En bref l’un des deux (ou les deux) doit avoir du dossier sur l’autre. Je sais pas pourquoi, ça c’est mon petit critère perso. J’aime bien.

Bref, je peux grâce à tout ces critères noter mes ships  préférés sur 5 et les classer ! Wooouh ! Oui bah ça vous sert à rien et alors ? Soyez contents pour moi que diable ! Satanés gouniafiés d’égoïstes.

Dhiatzs

La compagnie de l’Elu

(Oui, la photo est cheum (elle était grande la feuille (ON FAIT C’QU’ON PEUT BRDL)))

Bref, le dessin que j’ai fait en décembre 2014 pour le jeu de rôle de deux ans (morbleu deux ans que ça passe vite) que nous avons fait avec des amis du lycée durant nos années de seconde et de première.

Jeu de rôle

Héros

Petit récit se déroulant dans l’univers de Hordes, avec l’un de mes personnages adapté aux circonstances, inspiré de la chanson Heroes (we could be) d’Alesso. Hordes ne m’appartient pas, of course. 


 

La fin approche.
Ils ne sont plus que dix. Dix. Dix faibles citoyens face au flot infini de morts vivants qui les taraude depuis des jours, et qui bientôt aura droit à son dernier festin.
Il est monté sur la tour de guet le ventre noué, ce matin-là. Il a vacillé quand il les a vu. Trop. Ils étaient trop. Même pour les aménagements de défense considérable de la ville. Ils ne sont que dix face à ces monstres. La plus chétive erreur qui avait coûté la vie à quelques uns d’entre eux lors des premiers jours peut à présent avoir des conséquences bien plus lourdes.
Il a de la chance de n’avoir rien mangé depuis des jours. Il aurait sans doute déjà tout rendu.
Il est ensuite sorti quelques temps. Même s’il a pris soin d’arpenter les zones dénuées de créatures, au fond de lui il espérait que l’une d’entre elles échappe à sa vigilance et lui offre la mort qu’il attend, sans l’angoisse intenable des dernières heures du jour.
Mais ça n’est pas arrivé, il a même trouvé quelques précieuses ressources, qui malheureusement n’auront plus d’usage une fois la ville asservie. Il a même pu manger, il a trouvé un os sur lequel il restait un bout de chair. Il l’a dévoré en trois bouchées, abruti par l’odeur qui s’en dégageait
Il est rentré, et a regardé autour de lui. Le peu de gens qui reste s’était claquemuré dans la sécurité dérisoire de leur maison. Ce sera inutile : les défenses de la ville sont trop faibles. Quand minuit sonnera et que les hordes débarqueront, leurs aménagements personnels ne leur serviront à rien. Ils seront tirés, traînés, déchiquetés et dévorés vivants. Cette pensée fait peser dans son estomac le bout de viande avalé tout à l’heure.
Il regarde l’os, ultime reste de l’être dont provenait ce bout de nourriture. Il n’y a plus rien à manger dessus, bien sûr, mais il est long, et solide. Il se demande s’il pourrait se défendre contre une de ces bêtes avec ça.
Ca ne sauvera pas la ville, de toute façon. Quoique…
Il lève la tête et son regard tombe sur le bâtiment des veilleurs.
Il se mord les lèvres, examine de nouveau l’os : il ne suffira pas. Ses yeux tâtonnent et s’arrêtent enfin sur la banque de la ville. Il s’en approche, comme l’une de ces créatures attirées par un être à l’agonie.
Il se penche vers le coffre, et caresse, étourdi, l’imposant tas de ressources et de matériaux qui y sont rangés soigneusement. Les armes le fascinent. Il en prend une, sans y penser, la soupèse. Il réalise son crime, regarde autour de lui d’un air coupable, mais personne ne viendra le punir. Ils ont tous peur, tous perdu espoir. Tous comme lui ont pillé au moins une fois la banque, pour leurs propres intérêts souvent. Alors ça ne fait rien.
Il s’enhardit, prend les armes les plus efficaces qui restent ainsi qu’un sac pour en avoir le maximum, et s’inscrit à la veille. Il n’y a qu’une jeune femme dont il ignore le prénom pour défendre la ville avec lui. Elle n’est pas armée, mais il n’a pas le cœur de lui dire que lutter contre les morts vivants les mains vides est suicidaire. Il n’a pas envie de la voir se dérober et de devoir affronter les créatures seul. De toute façon, devenir veilleur est déjà un acte suicidaire en soi.
Le soir arrive trop vite à son goût. Il ressent de nouveau cette peur familière qui lui lacère le ventre. Il voit les silhouettes se découper à l’horizon, d’autant plus noires que le soleil couchant brille dans leur dos.
Les morts.
Alors, aussi étrange que cela puisse paraître, il n’a plus peur. Il empoigne ses armes, inspire. Une salve d’adrénaline monte en lui. Il sent, à ce moment précis, qu’il peut tout faire, qu’il luttera contre ces zombies jusqu’au bout et que quoi qu’il arrive, il sera un héros.
Un héros. Il éclate de rire, à la surprise de la jeune femme qui lui jette un regard de reproche.
– On pourrait être des héros, lui dit-il en souriant avant de s’avancer fièrement vers les hordes.

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