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Le Nuagenda

Mois

octobre 2015

Les Anneaux de l’Apocalypse, extrait

En ce moment, je bosse sur un roman (ça fait vachement prétentieux je sais) (mais je bosse sur des romans depuis que je suis née en fait, c’est mon rythme de vie). Pour faire simple, ça s’appelle Les Anneaux de l’Apocalypse, et c’est l’histoire d’une fille à peu près normale qui va rencontrer des gens pas très très normaux.

J’avais réalisé cet extrait pour un forum d’écriture, et j’ai décidé de le publier ici, vu que c’est un des rares textes achevés que vous aurez le bonheur de lire ici.

Malike.


Il savait qu’il ne dormirait pas avant même de souhaiter une bonne nuit à Murmure.

Ça fait maintenant des heures qu’il se tourne et se retourne dans son lit, vainement : le sommeil ne vient pas. Il guette, dans la pénombre, des bruits de circulation, ou quelque chose de semblable qui pourrait avoir un effet de berceuse sur son esprit vitreux. Mais les seuls sons qui lui parviennent n’ont rien de régulier et l’angoissent profondément.

Il se demande s’il devrait réveiller quelqu’un, mais il balaie cette idée. Il ne veut pas déranger Murmure. Ni Aline. Il les dérange déjà bien assez toute la journée, autant les laisser profiter de leur nuit. Il n’a pas envie de se faire gronder par la professeure bizarre non plus, il a l’impression qu’elle ne l’aime pas. Elle avait déjà l’air de vouloir le gronder quand ils s’étaient rencontrés. Et l’autre homme aux cheveux oranges… Non. Il ne peut pas l’approcher lui. Non.

Murmure a eu l’air vexé, quand il a refusé de serrer la main de ce « baron Octobre ». Elle a dit qu’il n’avait pas à être jaloux, qu’elle connaît le baron depuis plus longtemps que lui et qu’il devrait se faire à cette idée. Il n’est pas jaloux, d’abord. C’est n’importe quoi. Et puis cet homme… Il ne peut pas. Lui-même ne comprend pas pourquoi. Il ne peut pas, tout simplement. Son fantôme est d’accord avec lui, d’ailleurs. Son fantôme…

Il secoue violemment la tête. Il ne doit pas s’égarer. Son problème, maintenant tout de suite, ce n’est pas l’autre homme aux cheveux oranges. C’est le fait qu’il n’arrive pas à dormir.

Il tâtonne. Il a besoin de lumière.

Ses doigts effleurent une surface lisse. Il ramasse la tablette de la professeure, qui dort dans le lit d’à côté. Elle l’a laissé allumée. La lueur éblouit ses yeux fatigués. Il ne déverrouille pas la tablette, il ne veut pas être indiscret, ce n’est pas bien, et puis il a juste besoin d’un peu de lumière. Il se lève, pousse doucement la porte pour ne pas qu’elle grince et commence à arpenter la maison. Parfois il tapote l’écran quand il commence à se mettre en veille.

Tout est silencieux. Personne n’a eu un petit creux pendant la nuit, ou soif, ou envie d’aller aux toilettes. Il n’y a que lui. « C’est triste d’être le seul éveillé la nuit », songe-t-il.

Une ombre surgit alors en face de lui.

Il sursaute violemment. C’est lui. Un miroir. Juste un miroir. Il se fixe quelques secondes. Il détourne le regard : il voudrait que la personne des miroirs soit là, lui tienne compagnie, mais elle doit dormir elle aussi. Il n’y a que lui dans le miroir, et il n’aime pas cette vue.

Il n’aime pas ce miroir. Il faudrait l’enlever. Il faudrait enlever tous les miroirs de la maison.

– Tous les miroirs de la maison, marmonne-t-il doucement en s’éloignant, éclairé par le fin halo blanchâtre de la tablette. Tous les miroirs de la maison…

Bienvenue

Vous êtes ici entre les pages froissées d’un Agenda surchargé, et pas seulement par des devoirs. Vous êtes ici sur un Nuage bien plus solide que son aspect cotonneux ne le laisse imaginer. Vous êtes ici chez moi, et accessoirement chez vous, pour peu que vous ne dérangiez rien.

Ce blog sera le quartier général du yolo, pas n’importe lequel, le mien. Il y aura de tout, vraiment, mais surtout du théâtre, des fictions inachevées, du fangirlage, quelques dossiers et des dessins moches. Je ne vais rien vous promettre : je suis capable de déserter pendant des mois, de raconter ma vie à tous bouts de champ, de dire être motivée pour finir une fiction en cours et SURPRISE en fait non.

Ça c’est tout à fait moi.

J’ai à mon actif deux blogs, dont un, l’Agenda, que j’ai tenu deux ans, déserté pendant quelques mois et supprimé sans autre forme de procès. Le second, le Nuage, je l’ai à peine entamé avant de l’achever du même coup que celui qui a mis fin à l’Agenda. Je regrette vaguement, mais ça fait surtout un bien fou. Il datait du collège, et j’avais trop de choses à dire, à remettre en question, à revoir, c’était plus le bon endroit. J’espère que ce Nuagenda changera la donne.

Moi, je suis Malike Dhiatzs (non c’est pas mon vrai nom mais j’aime bien oki (il a une histoire ce pseudo (je l’aime ce pseudo))), jeune terminale L de 16 printemps, auteure de moult romans inachevés (mais j’essaie, j’vous jure m’sieur l’agent), contemplatrice, flemmarde, lectrice, comédienne amateure, chocolafroidophile et passionnée, pas obsessionnelle.

Je suis la partenaire de blog de LadyZombie, (son blog (critiques littéraires, écriture, musique et arts en général, c’est par là : http://www.lady-zombie.org/). Oui, on est des artistes. On fait des trucs ultras profonds voyez-vous. Sans doute les fantômes-guides des milliers de L avant nous qui ont fini troubadours.

Lady est une créature tout à fait adorable, plus proche du T 24 que du petit koala, qui règne probablement quelque part de manière sanglante. Elle est toujours accompagnée de Lucius, son dindon zombie radioactif, et de sa sainte sulfateuse. Prière est de ne pas l’énerver, ça fait de la paperasse et les taches de sang son dures à rattraper.

Bon voyage dans mon univers.

Malike.

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