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Le Nuagenda

Mois

juillet 2016

« Epic pixel battle Varys VS Littlefinger » ou « meeuuuuh non, c’est pas du fanservice »

…c’est juste que je m’ennuie souvent entre 23h et 2h du matin, en été.

​Littlefinger : Simple pupille,

Je me suis battu pour ce que je suis

Et aujourd’hui

Je suis à la tête du pays.

Quel ennemi dois-je déjouer maintenant ?

Varys ?? Voilà une fantaisie !

Me retrouver sur le même plan

Qu’un vulgaire pion sans appétit.

Un Stark vola ma Tully :

Le plus grand de mes adversaires


Avant le début de la série

Était déjà six pieds sous terre.

Rappelle-moi le temps que t’as pris

Pour trouver le tien et te le faire ?

Un vieillard tout rabougri,

Ce n’était pas une mince affaire.


Varys : Des oiseaux j’en ai connu,
Mais ils n’étaient pas si loquaces.
Déverse ainsi ton vécu
Et on pourra briser la glace.
Retourne jouer avec ton monde
Et vivre au crochet de gamins,
Mes objectifs, on se les demande
Car je les expose pas pour un rien.
Je fréquente le nain et la reine aimés de tous ;
Tu n’es qu’une seconde main, et, pitié, encore une rousse ?
Tu dilapides des histoires de cul sordides,
Tu es partisan des icebergs mais t’es de loin le moins frigide.
Ça s’est tapé les deux soeurs
Et ça veut se faire pédophile ?
Retourne jouer avec ton Littlefinger,
Et laisse les gosses tranquilles.


Littlefinger : Tu n’es qu’un échelon
Dans l’ascension
De mon ambition.
Je reste en retrait, manipule
On me hait et on m’adule,
J’ai le profil d’un leader, tu n’es qu’une tarentule.
Tu chuchotes aux oreilles
Et te crois important,
Mais tu n’es qu’une ficelle
Aux mains des plus grands.
Tu n’as aucune passion
Excepté donner la réplique,
Tu n’es auprès de Tyrion
Qu’un vulgaire sidekick.
« Messire vous avez besoin d’aide ? »
Tellement coulant, tu m’écoeures,
T’aurais dû crever avec Ned
Si tu aimes autant les fleurs.


Varys : En parlant de Sean Bean,

Ne trouve-tu pas inquiétant

Qu’il meure toujours dans ses films

Et que tu en fasses autant ?

Dans les autres fictions,

Ton visage n’a pas besoin de nom

Pour rappeler aux ados

Qui est le vilain pas beau.

Le statut de “grand homme” que t’a prédit ton ermite

Se révèle aussi présent que ma très regrettée bite.

Tu n’iras pas loin,

Pour toi pas besoin de Dracarys,

Car tu ressembles en tous points

À cette tête brûlée de Viserys.


Littlefinger : Notre ascension nous honore

Mais t’as pas mon talent

Je multiplie les dragons d’or,

Toi tu n’es qu’un mendiant

Tu t’es téléporté à Dorne mais

Ça ne se compare pas

Au deus ex machina

Que constituait mon armée

Au pays des eunuques, tu es de loin le moins épique

Même les Immaculés semblent bien plus uniques

En ôtant les formes

Et rajoutant couilles et cheveux

On a eu ta copie conforme

Mais en cent fois mieux


Varys : Au niveau du sexe

Tu n’es pas plus probant, pourtant tu en as un

Cacherais-tu tes petits complexes

Derrière tes sourires malins ?

Tu me fais de la peine mon pauvre ami

T’es resté sur tes crushs de lycée

T’es qu’un ado mal dégrossi

Et un pauvre malade névrosé

Tu as à ce point hâte

De retrouver ta Cat ?

On peut sentir ton chagrin

Jusqu’aux Contrées de l’Éternel Hiver

Mais donnez-lui une putain

Plutôt que le Trône de Fer !

Cinq lacunes de Game of Thrones

Les univers fictifs, c’est un peu ma seconde réalité, Tumblr ma seconde maison, les blogueurs de Tumblr ma seconde famille. Il est toujours assez plaisant, quand la réalité nous a un peu trop martelé, de faire une pause, voire relativiser. Et pour ça, rien de mieux que les films, spectacles, livres, séries et autres formes d’art racontant des fictions. 

Cependant, dans tous ces univers plaisants où on contemple la vie et ses possibilités à travers d’autres comportements et caractères, il y en a forcément des moins bons que d’autres. Ou du moins présentant des aspects moins aboutis. Et Game of Thrones est selon moi de ces derniers.

Alors bien sûr, ce sera très très subjectif. Je parlerai plutôt des personnages/duos de personnages/ships que de l’univers. Je préciserait ce qui concerne la série, le bouquin ou les deux. Et ça va spoiler sale. Je vous laisse vous mettre à peu près à jour sur la série ❤ et évitez de scroller, le top commence dans quelques lignes.

5) George R R Martin n’aime pas Harry Potter. Et ça c’est pas pardonnable. (Je n’étais pas inspirée pour ce numéro cinq, les autres seront plus fournis, promis).

4) La relation entre Daenerys et Jorah. On continue par du lourd. Alors qu’avons-nous : un chevalier de Westeros condamné pour avoir vendu des esclaves, qui s’est enfui du continent pour ne pas être tué, et qui après avoir juré allégeance à Daenerys refile des informations sur elle à Varys pour pouvoir racheter son pardon. Et il tombe amoureux d’elle. Et elle le friendzone. Et elle découvre qu’il la trahit et le chasse. Et il revient, veut lui prouver sa loyauté, la sauve toussa toussa. Et elle dit qu’elle voudrait l’avoir à ses côtés sur le Trône de Fer. Cette relation est complètement incompréhensible. Il faudrait qu’ils fassent une pause entre deux libérations d’esclaves pour s’expliquer un coup, je pense que leurs shippers en seront ravis.
3) Daenerys, en général. Au fil de l’histoire, ce personnage devient beaucoup trop cheaté pour rester attachant plus longtemps. Les deux premiers intégrales et saisons nous montrent la dernière héritière de son peuple, démunie et horrifiée, qui doit se battre autant qu’elle le peut pour vivre, et sacrifie beaucoup dans le but que les Targaryen reprennent le trône qui leur appartient. Maintenant, qu’a-t-on ? Un personnage au caractère totalement effacé, dont un simple « Dracarys » suffit à anéantir les ennemis et clore les débats. Je trouve ça dommage, et j’espère qu’un retournement de situation, nous permettra de revoir la vraie Daenerys. 

2) Les Stark meurent trop. Ça devrait être leur nouvelle devise. Bon, la remarque est classique, mais vraie : sur une adorable famille de huit Stark (en comptant Benjen), on se retrouve avec seulement la moitié à la fin. Ça semble anodin, mais ce sont des personnages principaux ! La disparition de Benjen pour attrister, ok. La décapitation de Ned pour dispatcher les autres, ok, cette mort était indispensable au scénario. Les Noces Pourpres, ok, ça nous a bien montré la cruauté, Arya étant à deux doigts de les rejoindre et Walder Frey ayant brisé les lois les plus sacrées juste pour prendre son pied. Sans parler de la série qui, si elle nous rend Benjen plus ou moins intact, nous tue Rickon à la place. Je suis heureuse que le livre n’aie pas (encore ?) suivi cette voie. Maintenant, on laisse les autres tranquilles, d’accord ? Ils ont déjà bien assez de problèmes entre bâtards horribles, jambes cassées, pédophiles et crises identitaires.

1) La rivalité entre Littlefinger et Varys. Là, vous devez déjà être en train de vous poser des questions, et je vous rassure, cette partie-là demeure très subjective, voire la plus subjective de tous. Selon moi, Littlefinger et Varys sont deux personnages majeurs de l’histoire, et mes deux préférés. Leurs confrontations sont des tueries à chaque fois. Bien que présentés en retrait, ils se montrent très souvent responsables des grands événements de l’intrigue, et n’oublions pas qu’ils servent les Lannister, soit l’une des plus glorieuses familles de salopards de Westeros. 

Et selon moi, ils se ressemblent énormément : isolés, sans nom significatif, chacun oeuvrant pour se faire une place auprès des grands de Westeros. En somme, deux hommes sans famille, qui ne s’appellent pas Rémi mais qui se sont pas mal baladé dans la vie : le premier parti comme simple pupille des Tully pour se retrouver (en finale (de la ligue des friendzonés (pardon))) lord protecteur du Val d’Arryn et maître d’Harrenhal, le second pauvre comédien pour devenir maître des chuchoteurs. Et ils ont tous les deux un passé kk, accessoirement, puisque Varys s’est un peu fait castrer par un magicien, et Littlefinger blesser presque à mort lors d’un duel pour la main de Catelyn, la femme qu’il a toujours aimé.

Mais c’est justement dans ce passé que réside le problème de leur rivalité, et aussi dans leurs méthodes. À vrai dire, leurs histoires respectives manifestent déjà de leur futur, à mes yeux : Petyr Baelish se bat depuis toujours pour ce qu’il souhaite, alors que Varys, lui, se contente de vivre, voire de survivre. Littlefinger est un homme ambitieux qui joue coups sur coups, Varys, lui, reste passif et en retrait, servant simplement les autres. On parle souvent de leur duel permanent, mais pour moi ce duel n’est pas égal, ce qui est dommage, car en dehors de cela ce duo est vraiment intéressant.

En fait, je dirais même que, là où Varys n’est qu’une boisson lambda, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, Littlefinger est notre tout premier café. Soit on le déteste pour toujours, soit on apprend à l’apprécier. 
Dhiatzs

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